De la Tour Eiffel au Cap Nord, sans assistance

Ducati France — Paris, le 24 juillet 2026

Clément Lallemand a rallié le point le plus septentrional de l'Europe au guidon du nouveau Ducati DesertX

6 000 kilomètres. 10 pays. Aucune assistance. Le 29 juin à minuit, Clément Lallemand s'élançait du pied de la Tour Eiffel pour la première édition du Paris-Nordkapp. Le 11 juillet, il posait la roue avant de son DesertX sur le Cap Nord. Entre les deux : douze jours seuls face à la route, au bivouac et à la Scandinavie.

 

Une aventure, pas une course !

Le Paris-Nordkapp n'est ni un rallye ni une épreuve de vitesse. Pas de chronomètre, pas de classement, pas de podium. Imaginé par Tiziano Internò — six participations au Dakar — et Manuel Podetti, l'événement transpose l'esprit brut du Paris-Dakar des origines vers le Grand Nord.

Le défi est avant tout humain et logistique : rallier le point le plus septentrional du continent en navigation GPX, en validant des points de contrôle de sécurité. Environ 250 motards se sont élancés de Paris pour cette première édition. La règle est simple et non négociable : autonomie complète. Chacun transporte son matériel, entretient sa moto, décide seul de son rythme et de ses arrêts. Quatre checkpoints obligatoires — Berlin, Šiauliai, Lycksele, Honningsvåg — jalonnent le parcours tous les 1 500 kilomètres environ, avec espace atelier et contrôle. Le reste du temps, le pilote est livré à lui-même.

Le tracé enchaîne asphalte, terre et graviers à travers l'Allemagne, la Lituanie, la Suède et la Norvège, jusqu'aux plateaux du Finnmark où la nuit ne tombe pas et où la météo change plus vite que le carburant ne se consomme. Résilience, liberté du bivouac, gestion de l'effort face aux éléments changeants de la Scandinavie : c'est exactement le terrain de Clément Lallemand.

L'imprévu comme terrain de dépassement

Aventurier, motard et photographe-vidéaste, Clément Lallemand construit sa philosophie de voyage sur trois piliers : le minimalisme, l'exploration et la reconnexion à la nature. Le Vietnam, l'Australie — où il a traversé l'Outback et bivouaqué à la belle étoile — puis le Maroc : à chaque fois, la moto devient un outil de développement personnel et de résilience plutôt qu'un objet de performance. L'imprévu, il ne le subit pas, il le cherche. Puis il le raconte, sous forme de carnets de bord digitaux.

Le Paris-Nordkapp était son tout premier raid longue distance. La suite logique — et le premier vrai test de sa philosophie à cette échelle.

« J'ai passé les premiers milliers de kilomètres à courir après une trace, obsédé par le fait d'arriver à l'heure, le manque de sommeil qui s'accumulait. Et puis un soir, quelque part en Scandinavie, j'ai arrêté de courir… et le voyage a pris une tout autre dimension : un feu de camp au bord d'un lac, des gaufres à la confiture de "cloudberry" (un goût disons… surprenant), et surtout… des inconnus devenus des amis. Le Cap Nord n'était plus une ligne d'arrivée, c'était juste un beau prétexte. » Clément Lallemand

Le nouveau DesertX, en conditions réelles

Pour ce voyage, Clément Lallemand a choisi le nouveau DesertX, avec le soutien de Ducati West Europe. Bicylindre Testastretta de 110 ch et 92 m/kg, 209 kg à sec, roue avant de 21 pouces et arrière de 18 : une machine parfaitement conçue pour la route rapide, la piste, le chargement et des jours entiers passés sur la selle.

La moto était neuve au départ de Paris. Son rodage s'est fait sur le trajet et la révision des 1 000 kilomètres en pleine aventure, chez Joppen Motoren, concessionnaire Ducati à Leende, aux Pays-Bas. Carnet d'entretien tamponné entre deux checkpoints, à des centaines de kilomètres de chez lui : peu de propriétaires peuvent en dire et en faire autant.

Douze jours d'usage continu, sans atelier officiel ni pièce de rechange ou encore avec camion balai. Cela constitue un banc d'essai grandeur nature que peu de communiqués produits peuvent revendiquer. 

« Beaucoup de gens qui s'arrêtent devant un DesertX en concession ont déjà le voyage en tête. Ce qui les retient n'est jamais la moto : c'est l'idée qu'il leur manque quelque chose (le niveau, l'expérience, l’audace d’y aller). Clément vient de prouver le contraire. Entre un DesertX en showroom et le Cap Nord, il n'y a pas 6 000 kilomètres. Il y a une date de départ » Tom Dessertenne, Directeur Marketing & Communication, Ducati West Europe

  

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